Gitega – C. Urbain, Quartier MUSINZIRA | Bujumbura – En face de l’ISABU |
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Après l'appel de S.E le Président de la République du Burundi à la Diaspora d'investir au Burundi, ce vendredi le 09 Août 2024, le Ministre du MINEAGRIE, Ir. Prosper DODIKO a réceptionné 20 motoculteurs provenant du "Burundi diaspora forum" travaillant dans le domaine de l'Agriculture. Cela rentre dans le cadre du projet pilote de la mécanisation agricole pour s’habituer à un autre matériel plus performant par rapport à la houe dans les activités champêtres à moindre coût et va contribuer considérablement dans l’augmentation de la production agricole.
Il y a eu une démonstration du fonctionnement de ces motoculteurs avant leur distribution aux meilleures coopératives choisies dans tout le pays qui serviront de modèle. Avec une consommation de 2 litres de carburant, ces motoculteurs peuvent labourer une superficie d'1 ha. Il est envisagé d'organiser des formations en rapport avec l’utilisation et l’entretien de ces motoculteurs pour certains techniciens des BPEAEs et représentants desdites coopératives.
Le Ministre a instruit aux meilleurs coopératives choisies et bénéficiaires de ces motoculteurs de les utiliser en bon père de famille et aux directeurs des BPEAEs d’accompagner techniquement ces coopératives en fournissant des informations et données récoltées sur terrain en rapport avec les résultats de cette technique de mécanisation à l’aide des motoculteurs ce qui va permettre d’améliorer le système de mécanisation au Burundi sur les terrains en pente ou de montagnes.

La République du Burundi a affirmé son engagement à promouvoir les données ouvertes sur la biodiversité en rejoignant le GBIF en tant que participant votant. Ir. Prosper Dodiko , Ministre de l'Environnement, de l'Agriculture et de l'Élevage du Burundi a signé le protocole d'accord volontaire du GBIF au nom du gouvernement, faisant de la nation d'Afrique de l'Est le 47em membre votant du réseau GBIF . Le GBIF, un système mondial d'information sur la biodiversité, est un programme qui a été mise en place pour rassembler toutes les données sur la biodiversité et de les mettre en commun à la disposition des chercheurs, des décideurs et du grand public. Ainsi, la biodiversité sera mieux connue, mieux étudiée, et mieux utilisée. Les collections seront aussi plus visibles et mieux mises en valeur. Enfin, il sera plus facile aux chercheurs étudiant la biodiversité de préparer leurs recherches, de les comparer et de les mettre en relation avec les travaux antérieurs. L'adhésion au GBIF en tant que participant votant apportera les avantages suivants au Burundi : - Renforcer les capacités des communautés burundaises de recherche et des décideurs à travers le partage des compétences et des meilleures pratiques dans la publication ouverte et l'utilisation des données sur la biodiversité - Devenir éligible aux activités de formation et de mentorat financées par le Programme de soutien au renforcement des capacités du GBIF ; - Gagner du temps et des fonds en utilisant des outils open-source et des installations de données partagées développés par le système GBIF ; - Soutenir les engagements du Burundi dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique (CDB), en particulier en ce qui concerne la cible 21 du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal sur la disponibilité des données, des informations et des connaissances ; - Faire partie d'une communauté mondiale dynamique qui se soutient mutuellement pour mettre à disposition les meilleures données possibles afin de faire face à la crise sans précédent à laquelle la nature est confrontée et aux contributions qu'elle apporte à l'homme ; - Contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable des Nations unies, notamment ceux liés à la santé humaine, à la sécurité alimentaire et au changement climatique, ainsi qu'à la conservation de la biodiversité et contribuer aux travaux sur la science ouverte de l'UNESCO, avec l'ambition de soutenir d'autres lignes d'action pertinentes sur la biodiversité.
Du 11 au 22/11/2024 à Bakou, en Azerbaïdjan, se tient la #COP29. Mais qu’est-ce que la COP ? La Conférence des Parties(COP) est mise en œuvre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Elle regroupe des pays appelés Parties ayant ratifié la Convention cadre. La COP se réunit chaque année depuis 1995 pour évaluer les engagements et la mise en application de la Convention. Chaque COP réunit les représentants des Parties mais aussi des acteurs non étatiques. En 2015, la COP21 a abouti à l'Accord de Paris visant à limiter la température à -2o C. Dans le domaine de l’environnement, il existe ainsi 3 COP, nées de 3 conventions signées à l’issue du “Sommet de la Terre” de Rio en 1992 : la COP sur la biodiversité, la COP sur la lutte contre la désertification et la COP sur les changements climatiques qui est la plus importante des trois. Alertés depuis le premier rapport du GIEC (1990) de l’incidence de l’activité humaine sur le réchauffement de la planète, les États se donnent pour objectif, dès la première COP, de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Chaque réunion annuelle donne alors lieu à un état des progrès réalisés dans la baisse des émissions et éventuellement à la signature de nouveaux accords plus ambitieux. Au Burundi, les inondations, les glissements de terrain, les retards ou absences plus ou moins longues de précipitations, les vents violents et les autres phénomènes météorologiques extrêmes ont eu une incidence significative sur la production agricole, sur les infrastructures comme les routes, les barrages, les immeubles, sur la santé des populations par la prolifération des maladies surtout des mains sales en cas d’inondations etc. Face à cette situation, le BURUNDI n’est pas resté les bras croisés. En effet, au-delà de la ratification des trois convention de Rio (la Convention sur la diversité biologique (CDB), la Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULD) , il s’est doté d’outils de planification stratégiques du secteur de l’environnement dont nous pouvons citer sans être exhaustif : - La Politique Nationale sur le Changement Climatique de 2012 sa Stratégie de mise en œuvre et son Plan d’Action, - La politique Nationale de l’eau ainsi que sa stratégie de mise en œuvre, - La stratégie Nationale sur la Biodiversité et son Plan d’Action - Le Plan National d’Adaptation, - La Contribution Déterminée au niveau National (CDN) Ces documents de planification stratégique continuent de guider l’action sur l’environnement à travers différents projets et programmes dont les plus en vue actuellement sont notamment : 1. Le programme « EWE BURUNDI URAMBAYE » qui est financé essentiellement par les ressources intérieures, 2. Le Projet de Restauration et de Résilience des Paysages du BURUNDI financé conjointement par l’IDA et le Fonds pour l’Environnement Mondial, 3. Le Projet Soleil Nyakiriza, qui est un projet d’atténuation des effets des gaz à effet de serre à travers la promotion des énergies renouvelables ; 4. Le Projet UMUCO W’ITERAMBERE Dans le souci d’assurer un bon cadrage et une bonne orientation des plans et programmes nationaux, le pays s’est doté du Plan National de Développement du Burundi PND Burundi 2018-2027 qui s’inscrit dans la Vision Nationale Burundi-Pays émergent 2040, pays développé en 2060 , avec une ferme volonté d’édifier des bases solides pour un développement socio-économique respectueuse de l’environnement afin de réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement durable. Malgré toutes ces actions, beaucoup reste à faire pour que la population burundaise soit mise à l’abri. En même temps, les incidents climatiques continuent de provoquer des dégâts dont les dimensions appellent à la solidarité internationale. Parmi les événements les plus récents : - la montée spectaculaire du niveau des eaux du Lac Tanganyika qui a occasionné d’énormes pertes aux populations et à l’Etat à partir de Mars 2024 et qui se situe jusqu’aujourd’hui à des niveaux supérieure à la normale alors que la saison pluvieuse a déjà commencé ce qui laisse présager une montée supérieure à celle enregistrée la saison dernière ; - Le glissement de terrain de KIRASA qui a occasionné le déplacement de milliers de personnes et emporté la vie d’un jeune garçon au mois d’Avril 2024 ; A ces besoins d’adaptation s’ajoutent la volonté du pays de participer à l’effort commun afin de maintenir le réchauffement climatique à seulement 1,5O C au-delà du niveau pré-industriel à travers des actions d’atténuation.

